Depuis que l'Homme a commencé
à cultiver des plantes, il a toujours voulu
améliorer la qualité des variétés
utilisées : d'abord par des méthodes
empiriques en choisissant les meilleures plantes et
en les croisant avec des variétés différentes
de la même espèce, puis par des méthodes
plus systématiques depuis le XIXe siècle.
Mais jusqu'à l'avènement du génie
génétique, l'amélioration des
plantes ne bouleversait pas "l'ordre de la Nature"
: on ne croisait que des variétés de
la même espèce ou d'espèces très
voisines.
Les temps ont bien changé...
Qu'est-ce
que les OGM?
Organisme
génétiquement modifié (OGM)
Individu, soit une plante ou un animal, dans lequel
l'homme a transféré un ou plusieurs
gènes étrangers (provenant d'une
autre espèce, d'une bactérie ou
d'un virus) pour lui attribuer une caractéristique
dont la nature ne l'avait pas doté; pour
le moment, on ne transfère qu'un seul gène
à la fois.
Au
Canada, aucune réglementation n'oblige les compagnies
à indiquer la présence d'OGM sur les étiquettes.
Quels
sont les aliments les plus susceptibles d'être
modifiés génétiquement?
Une gamme croissante
de produits — fruits, légumes et céréales
— qui se retrouvent dans nos paniers d'épicerie
sont des OGM. Les plus fréquemment modifiés
génétiquement sont la tomate, le canola,
le soja, le maïs ainsi que la pomme de terre. Par
conséquent, tous les aliments renfermant ces
ingrédients sont susceptibles d'être faits
à partir d'OGM.
Au
Canada, aucune réglementation n'oblige les compagnies
à indiquer la présence d'OGM sur les étiquettes.
Les
OGM peuvent-ils permettre de résoudre le problème
de la faim dans le monde?
Alors que les OGM connaissent une
opposition des consommateurs européens, on entend
de plus en plus souvent dire par les promoteurs des
OGM qu’ils pourraient résoudre les problèmes
de la faim dans le monde.
Les
risques écologiques sont irréversibles
et très mal évalués
Quels
risques peuvent entraîner les OGM?
Les risques écologiques
sont irréversibles et très mal évalués
: perte de biodiversité, augmentation de
l'utilisation de pesticides, développement
d'insectes et plantes "nuisibles" résistantes
aux pesticides, transfert de gènes entre
espèces…
Le gouvernement du Québec met en ligne
un site consacré aux OGM et propose une
brochure pour celles et ceux qui n’ont pas
accès à Internet. Méfiez-vous
des informations qui y sont véhiculées,
car, l’information est franchement en faveur
des OGM..
Par exemple, ce site soutient que les OGM entraînent
moins d’utilisation de pesticides alors
que des études indépendantes démontrent
le contraire.
Le
Canada s'oppose à toute réglementation
du commerce des OGM
OGM
dans le monde
Quelques chiffres :
En 2003, 67 millions d'hectares de plantes transgéniques
ont été cultivés à l'échelle
mondiale, soit près de 2 fois la surface agricole
française.
La plus grande part des cultures
transgéniques se trouve aux Etats-Unis (63%).
Viennent ensuite l'Argentine (13.9%), le Canada
(4.4%) et la Chine (2.8%).
La plante transgénique
la plus cultivée est le soja (43 millions
d'hectares). Mais on cultive aussi du maïs
transgénique (16 millions d'hectares), du
colza transgénique (7.5 millions d'hectares)
et du coton transgénique (3.6 millions d'hectares).
Certaines études en cours visent à
créer des animaux dont les organes seront
compatibles avec les humains. Dans cette optique,
les animaux deviendront des banques d'organes.
Récemment, en février, une équipe
de scientifiques a annoncé qu'elle avait
réussi à modifier génétiquement
des organes du porc, comme le cœur et le
foie, pour les rendre moins sensibles au rejet
par l'humain.
Photo
de droite : Deux saumons
Coho de deux ans : celui ayant subi des modifications
génétiques arrive à sa taille
adulte en deux ans plutôt qu'en quatre ou
cinq ans.
On
parle même de tomates carrées pour faciliter
l'entreposage!
Perspectives d'avenir
Les chercheurs s'intéressent également
à l'utilisation des OGM dans la production
industrielle, une avenue qui laisse miroiter d'importantes
retombées économiques. L'injection de
gènes d'autres espèces pourrait notamment
améliorer la qualité de certains produits,
comme le papier ou les cosmétiques. À
titre d'exemple, on a introduit un gène de
lapin dans du coton pour le rendre plus doux.
Une étude sur une variété
de colza modifié menée au Royaume-Uni
et en Autriche par des chercheurs pour le compte des
Amis de la Terre a conclu que ces plantes pouvaient
transmettre leurs gènes à des espèces
sauvages voisines. Sur six échantillons de
cultures où le pollen avait été
transporté par le vent sur une distance d'environ
450 km, deux révélaient la présence
du gène introduit. Dans le cas de l'étude
menée sur la dissémination par les abeilles,
sur une distance de 4,5 km, les six échantillons
prélevés révélaient la
présence du gène.